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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 06:23
Alain Gravelet : Mémoires d'un chat des villes

EXTRAIT :

(...) j'étais allongé dans le jardin, laissant le soleil me chauffer doucement tandis qu'une légère brise matinale me caressait le dos, peignant doucement mes poils. Un brin d'herbe me chatouillait gentiment le nez, entrant et sortant de mes narines au rythme de ma respiration. Alors que j'étais sur le point d'éternuer, je l'écartais d'un léger mouvement de patte, puis je le croquais à la base avant de jouer avec le suivant. J'observais mon frère presque jumeau, qui, au loin, essayait de motiver notre mère pour une course-poursuite à travers les massifs de fleurs. Nous avions à peine deux mois, et elle commençait déjà à nous considérer autrement, nous n'étions plus tout à fait ses petites boules de poils adorées, mais des chats à part entière.

(Mémoires d'un chat des villes de Alain Gravelet)

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 06:27
Le mariage de Suki de Linda Jane Smith

EXTRAIT :

Suki est la chatte la plus sophistiquée de la ville. Son arbre généalogique remonte à l'Arche de Noé. Elle dort sur un coussin de soie; pour son repas, elle a trois plats (poisson, viande, et souris au chocolat); il en reste assez pour nourrir le chien. Marcel est un chat de gouttière. Il doit se battre pour sa nourriture, et il raffole d'autant plus des têtes de poissons et autres restes délicieux qu'il lui faut les gagner.

Belle histoire entre deux rencontres de chat: Suki qui vit dans le luxe et Marcel qui est un chat de gouttière. Un Roméo et Juliette chez les chats en quelque sorte.

Suki est une chatte dorlotée. Certains chats pourraient même dire qu'elle est vraiment gâtée, car elle dort sur un magnifique coussin de soie, dans la chaleur d'une jolie maison bien douillette.

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 07:45

EXTRAIT des chats en particulier de Doris Lessing :

Mais la chatte noire ne s'intéresse pas aux compliments, aujourd'hui, elle ne veut pas qu'on la dérange. Je lui caresse le dos; elle se redresse légèrement. Elle émet un vague ronronnement, par politesse à l'égard de l'étrangère que je suis, puis fixe son regard sur l'infini, plongée dans l'univers qui se dissimule derrière ses yeux jaunes.   

 

Les chats en particulier de Doris Lessing
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 07:10
CHAT PITRE de Christine LACROIX

Extrait :

L’ENFANCE

 

 

Le premier son que j’entendis fut « kirk, kirk, kirk ! ». J’étais aveugle, je trouvai ce cri charmant, je l’imitai de mon mieux. Je fis « kirk, kirk, kirk ! ». Quelque chose de râpeux et d’humide me passa sur le nez et le corps, je criai plus fort. Une sensation de vide au creux de l’estomac m’envahit. On me bouscula. Je donnai un coup de museau pour me défendre. J’ouvris la bouche et une chose pointue et chaude me remplit la gueule. Je suçai machinalement ce bonbon acidulé et un liquide mielleux et douceâtre me coula dans la gorge. Je n’avais jamais rien goûté d’aussi bon ; il faut dire que c’était le premier repas de mon existence.

 

Quelques jours plus tard, après une routine de toilettage, mangeaille et farniente, mes yeux s’ouvrirent sur mon univers. Je ne vis qu’elle, d’abord, «ma maman ». Une magnifique chatte que le peintre avait bariolée de toutes les couleurs de sa palette. Elle me communiqua tout son amour d’un coup de langue rugueuse sur mon petit museau rose. Je l’aimais immédiatement et me blottis entre ses pattes avant. Aucun de mes frères et sœurs, j’en avais plein, je les compterai plus tard, n’étaient d’accord. Ils essayèrent de me subtiliser ma place. Je dus me battre griffes et crocs pour la garder. Je m’endormis, épuisé par ce premier combat, qui ne sera sûrement pas le dernier de ma vie de matou.

 

Mes deux sœurs que je reconnus aux attributs manquant derrière leurs pattes arrière et mes trois frères étaient pelotonnés dans le nid douillet. Celui-ci n’était rien d’autre qu’un landau de bébé abandonné dans une vieille remise, au fond d’un jardin, depuis des années ou même des siècles. Il était poussiéreux à souhait et de vieux chiffons pleins de graisse et de senteurs diverses en recouvraient le fond. Notre mère avait bien fait les choses, un vrai paradis pour minous. Je m’y sentis à l’aise dès les premières minutes de ma vie.

Notre nourricière était d’une race européenne et se targuait d’être une pure chatte de gouttières. Je croyais au début que ça signifiait qu’elle faisait l’équilibriste, à la nuit tombée, sur toutes les gouttières du quartier, mais en fait, j’appris plus tard que c’était un nom un peu péjoratif pour désigner les chats qui avaient perdu leurs papiers d’identité à leur naissance, comme nous six d’ailleurs. Dans quelques semaines, j’allais rencontrer des compagnons qui eux étaient moins brouillons et avaient gardé les leurs, comme Monsieur le Persan, Madame de Siamois ou Mademoiselle l’Orientale.

 

J’étais donc un petit rouquin sans pedigree mais avec de magnifiques socquettes blanches, surtout au début de ma vie et souvent grises ou tachetées quand je me mis à arpenter le plancher des vaches. J’ignore pourquoi on appelle ces voies asphaltées « le plancher des vaches », car je n’en ai jamais rencontré ; les seuls animaux à quatre pattes que j’aperçus dans les rues de ma ville, furent les chiens, les rats, les lapins et les bébés. Mes oreilles transparentes et mon petit nez rose trahissaient des gènes albinos ; mais mon plus bel atout était mes yeux, j’avais hérité ceux de mon père. (Ma mère me le décrit comme un beau mâle orange aux yeux couleur soleil). Les miens étaient dorés et imitaient à la perfection les reflets de mon pelage. De ma mère j’avais hérité les poils blancs de son cou.

Chacun de mes frères et sœurs avaient emprunté une teinte de couleur sur une partie différente de son corps. Il y avait « Blanchette », minuscule touffe de poil neige comme le dessous de son ventre ; « Noirpiaux » avait décidé d’imiter le masque facial noir et blanc de notre maman ; « Tigre » avait un pelage rayé gris souris comme la queue de celle-ci, son poil angora était tout ébouriffé ; « Arc-en-ciel » était le parfait clone de notre mère et la plus réussie de la joyeuse troupe. J’apprendrai plus tard, que comme notre maman, son pelage s’appelait du joli nom d’écaille de tortue. Le plus costaud, « Black », un mâle noir aux yeux verts était le seul à ne ressembler aucunement à nos parents.

 

Je savais qu’il mentait quand il me raconta que son père à lui était un « pur gouttière » d’un noir de jais. En colère, je lui donnai un coup de patte et lui signifiai que notre papa à tous était un rouquin aux yeux dorés, ma mère me l’avait dit, un point c’est tout. Notre maman, voyant que l’on se chamaillait à propos de notre lignée, nous rassembla tous les six et nous narra ses nuits d’amour.

 

Après 2 ans de recherche j’ai trouvé un éditeur. J’ai signé un contrat de 5 ans avec CITY EDITIONS qui est diffusé dans tous les pays francophones par HACHETTE. Le contrat porte pour le moment sur mon premier roman félin « CHAT PITRE » qui s'appelle maintenant « Les fantastiques aventures de Surcouf ». J’ai envoyé mon roman par mail et 4 jours après le directeur de publication m’appelait pour le contrat. Le texte n’a pas été modifié, il est accepté tel quel (ce qui est déjà une grande satisfaction).

Me voilà avec un pied dans la cour des grands, j’espère pouvoir y rentrer complètement.

Du coup je propose la première édition (Panthéon éditions) de "CHAT PITRE" à 13 € (frais de port inclus pour la France) au lieu de 21 €.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 06:23
LES CHATS VUS PAR EMILE ZOLA

Je ne vous cacherai pas que je tremblais de tous mes membres. Il y avait de l’épouvante dans ma joie. Je me souviens surtout d’une terrible émotion qui faillit me faire culbuter sur les pavés. Trois chats qui roulèrent du faîte d’une maison, vinrent à moi en miaulant affreusement. Et comme je défaillais, ils me traitèrent de grosse bête, ils me dirent qu’ils miaulaient pour rire. Je me mis à miauler avec eux. C’était charmant. Les gaillards n’avaient pas ma stupide graisse. Ils se moquaient de moi, lorsque je glissais comme une boule sur les plaques de zinc, chauffées par le grand soleil. Un vieux matou de la bande me prit particulièrement en amitié. Il m’offrit de faire mon éducation, ce que j’acceptai avec reconnaissance.

"Le paradis des chats : Et autres nouveaux contes à Ninon"

d'Emile ZOLA

Cette très belle illustration est celle d'une clinique vétérinaire qui se trouve à SAINT BRICE COURCELLE (51) À l'horizon la cathédrale de REIMS.

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 07:42
Wolf Erlbruch

Et le chat dit : "tu es venu au monde pour ronronner, un peu aussi à cause des souris" 

(LA GRANDE QUESTION de Wolf Erlbruch)

 

"- Et peut-être aussi à cause des papillons !"

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 06:51

Plutôt que de crier sur les chats pour les faire fuir,

rangez le poisson !  (IZUMI KOHAMA)

Proverbes & dictons du Japon sur les chats
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 07:41

Jadis , quand les chats apprenaient la magie,
Il leur était facile de se rendre invisibles,
Ils n'avaient qu'à prononcer la formule magique
Akongkagua agukakonga,
Et en tournant vers la droite
Exactement un tour et un tiers,
Ils devenaient invisibles.

L'Ecole des Chats de Jin-kyeong KIM

Tome 1, Le Secret de la Grotte de Cristal ;

Tome 2, Le Cadeau magique ;

Tome 3, La prophétie se réalise

L'Ecole des Chats
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 06:15
Un chat nommé Darwin de William Jordan

Et voilà. J'allais finalement être obligé d'enfoncer des comprimés dans la gueule armée d'un chat, perspective que je redoutais depuis la lecture du traité de médecine vétérinaire.
Lorsqu'on ouvre la bouche d'un chat, que voit-on ? Trente quenottes polies, tranchantes comme des rasoirs : quatorze molaires et prémolaires alignées comme les dents d'une scie, qui découpent le cartilage, les tendons, les os, et que l'on appelle très justement les carnassières ; quatre crocs qui s'abattent comme des piolets, frappent les proies et les immobilisent ; douze petits ciseaux, placés entre les crocs, six en haut, six en bas, destinés à anéantir les puces et qui fonctionnent comme des peignes. L'ensemble de cet attirail est conçu pour le carnage et, lorsque vous maintenez ouvertes les mâchoires du chat, la mémoire raciale et les peurs primales de vos ancêtres simiens -disons, de ceux qui ont survécu- se réveillent, portées par le souffle d'une haleine fétide. Car le minet a eu des ancêtres, lui aussi, et beaucoup d'entre eux étaient très, très gros.

(Un chat nommé Darwin : Comment un chat de gouttière a transformé un scientifique en être humain  de William Jordan)

- En tout cas moi ça m'a donné les crocs.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 06:16
Le chapitaine de Inga Moore

Il était une fois un capitaine de navire qui avait à son bord plus de chats que de marins. Et pourquoi cela, me direz-vous ? Parce qu'il adorait les chats, tout simplement. Et comme il était marchand, il était aisé pour lui d'échanger vases, bijoux, tapis et autres tissus raffinés glanés ici et là lors de ses expéditions en échange de chats. Ce troc étrange faisait bien rire les autres marchands, de véritables commerçants qui cherchaient avant tout à bâtir une fortune. Mais notre Chapitaine ignorait leurs sarcasmes car pour lui, posséder des chats, était un bien infiniment précieux.

Un jour, il hissa la grande voile pour partir à l'aventure, découvrir des contrées nouvelles. En pleine mer, lui et son équipage essuyèrent une terrible tempête qui les dévia de leur route initiale. Hommes et chats se retrouvèrent face à une île de toute beauté. Accueillis en grande pompe par la reine elle-même, une petite fille souriante, et son ministre, du même âge, le Chapitaine et son équipage furent conviés au Palais pour déguster de savoureux mets. Malheureusement, le repas tourna court car une horde de rats afflua dans la salle à manger semant un grand désordre... Vous devinez la suite, n'est-ce-pas ? Evidemment, les chats coururent après les rats dans tous le palais, le nettoyant de fond en comble.

Quand l'équipage dût partir, la petite reine pria le Chapitaine de lui laisser ses chats qui en plus d'être adorables, seraient très utiles sur l'île. Si cette idée n'enchantait pas le capitaine, les chats eux, étaient ravis ; il régnait sur cette île une telle atmosphère et une si grande liberté ! Le Chapitaine repartit donc sans ses chats mais avec une soute remplie de pierres précieuses que lui avait données en échange la petite reine.

Son arrivée au port ne passa pas inaperçu. Les autres marchands, voyant les malles du Chapitaine, se précipitèrent dans leur bateau pour se rendre sur la fameuse île... Comment seront-ils accueillis ? Le Chapitaine reverra-t-il ses chats ? À vous de découvrir la fin de l'histoire.

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Présentation

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  • : AUTEURE DE ROMANS FELINS EDITEE CHEZ FRANCE LOISIRS ET CITY EDITION
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  • Passionnée de chats, je les photographie et je les romance.
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LIENS VERS MES ROMANS FELINS

 

 

ICI TROPIQUE DU CHAT  (version papier-couvertue de Bernard Vercruyce)

ICI TROPIQUE DU CHAT  (EBOOK AMAZON)

 

couv Ebook tropique ROSE

 

Mon 2ème roman : ATTILA, le curieux chat voyageur

nouvelle version avec une préface de Brigitte Bulard-Cordeau

 

Vous pouvez également commander mes livres dédicacés directement à cette adresse mail

 

   surcouf.galaup@gmail.com

 

 

 

LES FANTASTIQUES AVENTURES DE SURCOUF

"LES FANTASTIQUES AVENTURES DE SURCOUF"
mon 1er roman félin

LIEN VERS LE LIVRE : http://livre.fnac.com/a7889954/Christine-Lacroix-Les-fantastiques-aventures-de-Surcouf-le-Chat

Mon mail : surcouf.galaup@gmail.com

 

 

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