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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 07:30

alb 07

Quand il mouille sa patte avec sa langue rose

Pour lustrer son poitrail et son minois si doux,

Il me cligne de l’œil en faisant une pause,

Et je voudrais toujours l’avoir sur mes genoux,

Quand il mouille sa patte avec sa langue rose.

(Maurice ROLLINAT)

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 08:26

Les Chats

 

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires

Amis de la science et de la volupté
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;
L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;

Leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

 

(Baudelaire, Les fleurs du mal)

Baloo01

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 07:28

Mon stand chat-chat-chat au salon du livre de Fismes (Marne).

 

Fete-du-livre-de-Fismes.JPG

Extrait de TROPIQUE DU CHAT lien:

Il est seize heures, les touristes et les minibus ont déserté le coin. La plupart n’ont même pas remarqué le Bois Savonnette, un arbre de dix mètres de haut, planté spécifiquement au Fort à l’époque de Napoléon pour faire face au manque de savon, et dont les graines servaient à laver les uniformes. Un Antillais, muni des clefs du domaine, ferme l’enceinte. Il dépose une cuvette rouge remplie d’une mixture blanche, une « touffée » de riz et de poissons. Les quatre félins du fort, frappés d’addiction pour cette pitance de chaque soir, prennent place autour de la gamelle, un à chacun des points cardinaux. Je mets à mal ce bel ordonnancement, un cinquième museau s’immisce dans le cercle. Personne ne bronche, je suis taillé deux fois comme eux.

 

L’obscurité est littéralement tombée du ciel. Le terme convient sous les tropiques, car il n'y a aucune transition entre la nuit et le jour, pas de crépuscule des Dieux ici, à dix huit heures l'astre solaire laisse la place à l'astre nocturne, puis à six heures du matin le soleil a rendez-vous avec la lune pour la reprendre. Rien de plus simple, pas besoin de montre, aucun changement d'heure tous les six mois et donc pas de modifications désagréables à redouter dans nos habitudes, car tout félin caribéen que je suis, je tiens à mon petit confort. La pitance servit avec une heure de retard ou soixante minutes d'avance est une coutume qui nous est étrangère. Rien de tel ne peut arriver sous les Alizés. Aux Antilles, le monde ne se complique pas la vie. Douze heures de jour, douze heures de nuit et deux saisons : une sèche et chaude, ma préférée et une humide et chaude plus problématique avec vent de Noël, tempête tropicale, cyclone, trombes d'eau, averses, pluie, ondées, déluge, crachin (vous l’aurez compris, je n'aime pas la pluie qui colle les poils aux pattes). Enfin la saison mouillée est surtout pour ceux du continent vert de l'autre côté de la mer, sur la grande île, car sur mon îlot paradisiaque, il ne pleut presque jamais, nous jouissons d'un microclimat au-dessus de nos oreilles. Alors que les Petites Antilles sont arrosées régulièrement toutes les nuits, il arrive souvent que les Saintes ou la Désirade soient les seules épargnées par les gouttes. Quand l’île papillon se fait mouiller les ailes, moi je reste les coussinets bien au sec. Je n’ai jamais compris pourquoi il ne s'envole pas pour rejoindre notre îlot de sécheresse. Il préfère rester là, une aile déployée sur l’Océan Atlantique et l’autre sur la Mer des Caraïbes.

 

Je mets la nuit à redescendre la route asphaltée et à retrouver la civilisation : le village de Terre-de-Haut et mon quartier de Fond-Curé, l’animation de son port, de ses bistrots et de ses boutiques. C’est décidé, je ne voyagerai plus jamais. Les voyages organisés ne sont pas fait pour moi, l’avenir devait me donner tort.

 

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 06:14

IL Y A DEUX MOYENS D'OUBLIER LES TRACAS DE LA VIE :

LA MUSIQUE ET LES CHATS. 

(ALBERT SCHWEITZER)

alb 05 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 08:01

CHAT-RAIL

Le grincement métallique mugit dans l’obscurité, les rouages gémissent sous les frottements, le monstre halète sous l’effort, les segments de la bête s’entrechoquent, prêts à se disloquer, le cheval de fer déchire l’air de son hennissement sonore. J’en veux à dame nature de m’avoir doté d’une ouïe surdéveloppée. Tous ces bruits se trouvent amplifiés, je ne peux pas me boucher les oreilles, je subis ce supplice auditif depuis des jours et des nuits et je ne m’habitue pas. A chaque passage du fauve mes tympans vibrent, raisonnent, explosent puis les sons deviennent ténus, étouffés, chuchotés avant de reprendre la bonne tonalité un quart d’heure plus tard.

Dès que le sol tremble, trépide, gronde, si j’en ai la possibilité, je m’éloigne le plus possible des voies, je m’enfonce au cœur de la frondaison ou je m’aventure à la lisière du faubourg et j’attends que le tonnerre cesse de rouler, mais à l’aube de ce jour nouveau, des blocs de béton flambant neuf empêchent toute incursion dans la ville; un mur de chaque côté borde deux rails esseulés qui filent vers l’horizon, quelques arbustes, deux mètres de graviers ratissés et c’est tout.

Impossible de prendre de la distance, je décide donc de prendre de la hauteur. Je grimpe sur la plus haute branche d’un arbrisseau affichant quatre mètres; tout au moins la plus haute brindille pouvant supporter mon poids, soit trois mètres au dessus du sol. Je pense être à l’abri, mais le son grimpe à l’assaut du fusain.

Le souffle fait vaciller dangereusement mon perchoir, un simple rameau. Je m’agriffe pour ne pas tomber, je suis tout ébouriffé, mes moustaches frémissent sous l’appel d’air, mes oreilles bourdonnent, je chute. J’atterris sur mes quatre coussinets, comme j’en ai pris l’habitude; le monstre est en train de s’éloigner, je reprends ma déambulation quand mes pattes cessent de flageoler et que mon acouphène s’est estompé.

Une surprise m’attend. La chenille a joué les Petits Poucets, sûrement pour retrouver la route du retour; elle a semé tout au long du chemin des graines de céréales. Le wagon aux ridelles disjointes a largué une partie de sa cargaison. Des dizaines d’oiseaux s’abattent sur la manne providentielle, tombée du container. La famille des granivores s’est donnée rendez-vous ici : pinson des arbres, serin cini, verdier d’Europe, chardonneret élégant, bouvreuil pivoine, bruant jaune, moineau friquet.

Comment autant d’oiseaux peuvent-ils cohabiter dans les villes ? Les citadins n’en connaissent que trois : les étourneaux qui les empêchent de dormir en entonnant, avant l’heure, les chants de Noël dans les arbres illuminés, les pigeons qu’ils traitent de ramier et qui souillent et corrodent sans vergogne la peinture de leurs caisses à savon et les moineaux domestiques qui manquent de cervelle.

Heureusement qu’ils ne sont pas au courant que cent soixante quatorze espèces d’oiseaux occupent la capitale. Parmi eux, les faucons crécerelles se sont convertis au catholicisme, les choucas squattent les immeubles haussmanniens et un tichodrome est entré au Panthéon.

 

 

  (Extrait de PAR CAT CHEMINS) CHRISTINE LACROIX

ICI : PAR CAT CHEMINS

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 06:30

Déjà elle embaumait la menthe, le géranium et le buis.

Il la tenait confiante et périssable, promise à dix ans de vie peut-être,

et il souffrait en pensant à la brièveté d'un si grand Amour.

Après toi je serai sans doute à qui voudra...

À une autre femme, à des femmes.

Mais jamais à un autre chat.

(Extrait de "La Chatte" de Colette)

Fripouille 04

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 07:30

Des études l'ont prouvé, caresser un chat calme le rythme cardiaque, régularise la tension artérielle, stimule les défenses immunitaires, réduit le stress et éloigne la déprime. Les propriétaires de félins sont moins sujets à la dépression que le reste de la population. Les vibrations des ronronnements apportent apaisement et bien-être.

Alors qu'attendez-vous pour en adopter un !

Au Japon, ils ont tout compris, car tout le monde ne peut pas avoir un chat chez lui, alors ils ont inventé "les bar à chats". A quand une telle initative en France ?

 

Peut-être que la lecture féline amène aussi à la zen attitude. Pour les amateurs voilà les liens vers mes romans félins.

TROPIQUE DU CHAT

PAR CAT CHEMINS

CHAT PITRE

La glue

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 07:11

couv Ebook tropique ROSE

 

BLANCHETTE

 

Étouffée, écrasée, piétinée, bousculée, je n'arrive plus à respirer. Je suis recouverte d'une couverture poilue, des pieux me rentrent dans les côtes, je recule devant les ruades, submergée par cette multitude féline. Dernière née d’une fratrie de six, je n’arrive que rarement à atteindre la tétine rose qui m'est destinée. Acculée dans un recoin du landau, je regarde mes frères et ma sœur s'abreuver aux mamelles de ma génitrice, avec ma vision toute neuve.

Huit jours que j’étais aveugle, mais comme tous les chatons, je vois enfin le monde qui m’entoure; ça va sûrement m’aider à trouver les tétines dans la cohue. Quelques heures plus tard j'essaie à nouveau de percer cette mêlée compacte, mais sans résultat. Je m'épuise dans ces combats pour la survie. À peine née, je dois déjà me battre pour exister. Apathique, désarmée, affaiblie, je baisse la garde. Je m’éteins loin des mamelles nourricières. Je me blottis au cœur de l'arabesque que ma mère dessine avec le bout de sa queue.

 

Je suis en lévitation, ballottée, désorientée, sans vie. Déposée dans une cavité du fossé, à même le sol, je hume l'herbe verte. L'humidité me revigore, une perle de rosée me tombe sur le museau quand je bouge une oreille. Je pousse mon cri de chaton perdu, seul chant que je connaisse à l'aube de cette nouvelle existence; trop tard, ma mère a disparu dans les fourrés. Comment maman Luth a-t-elle pu m'abandonner au bord de ce chemin vicinal ? Elle m'a cru morte, elle s'est débarrassée de ce fardeau trop encombrant et sans avenir. Je me remets à couiner sans discontinuer, puisant dans les dernières forces qu'il me reste, puis je m’écroule, sans vie, pour la deuxième fois de ma courte existence.

 

TOUSSAINT LOUVERTURE

 

Avant cela faisait clic, clic, clic, maintenant cela fait zii, zii, zii. Avant ils se cachaient derrière, maintenant ils le tiennent à bout de bras. Avant je me sauvais, pensant qu’ils voulaient m’attraper, en fait ils m’attrapent bel et bien, mais seulement une partie de mon âme. Maintenant je ne bouge plus.

 

Il est 17 heures 30, j’attends les pêcheurs sur la bitte d’amarrage, celle à l’extrémité gauche. La perspective est belle, c’est pour cela qu’ils me photographient : moi, le quai des Saintes et à l’horizon, la mer turquoise. La plupart rate la photo; pensez donc, je suis face au soleil et eux aussi, alors le contre-jour ! Un plot noir, une masse noire posée dessus, deux triangles au sommet : une colonne de Buren aux rayures noires et noires rehaussée de deux minuscules pyramidons et c’est tout ! Ceux qui attendent le coucher du soleil ne s’en sortent pas trop mal. Quelquefois un éclair blanc me lèche la queue et là c’est réussi.

Quand les pêcheurs arrivent je ne les intéresse plus, ils photographient les saintoises et sa cohorte de Mauves à tête noire qui les accompagne. Cet oiseau au plumage gris ardoise sur le dos, au ventre blanc, à la tête entièrement noire en cette période nuptiale, au bec et aux pattes d’un rouge foncé est la mouette des Antilles. Les bacs en plastique anthracite, orange, bleu ou vert, sont déchargés sur le quai en béton, ils regorgent de poissons blancs, jaunes, rouges ou argentés. Il y en a des petits et des gros, des ailés et des armés, des rayés et des à pois, des vivants et des morts, des comestibles et des succulents. La mer Caraïbe est encore généreuse avec ces travailleurs des flots.

 

Je suis descendu de mon piédestal et je me suis posté derrière les cageots multicolores ; j’attends. Trois grands gosiers, aux airs de dodos d’un autre temps et à l’allure pataude et débonnaire, sont restés perchés sur des pieux plantés dans l’eau turquoise à deux encablures de la plage et patientent aussi dans la brise de cette fin de journée. Les pélicans bruns, avec leur bec d’accordéoniste, sont des opportunistes, si une des cagettes venait à sombrer dans les vagues, elle ne serait pas perdue pour tout le monde.

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 07:43

Les amoureux fervents et les savants austères

Aiment également, dans leur mûre saison,

Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,

Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

(Charles Baudelaire "les fleurs du mal")

Surcouf-Août 1999-40

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 07:46

Dieu a inventé le chat pour que l'homme ait un tigre à caresser chez lui.

Toilette de Tigre  Surcouf 3

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  • Passionnée de chats, je les photographie et je les romance.
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LIENS VERS MES ROMANS FELINS

 

 

ICI TROPIQUE DU CHAT  (version papier-couvertue de Bernard Vercruyce)

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couv Ebook tropique ROSE

 

Mon 2ème roman : ATTILA, le curieux chat voyageur

nouvelle version avec une préface de Brigitte Bulard-Cordeau

 

Vous pouvez également commander mes livres dédicacés directement à cette adresse mail

 

   surcouf.galaup@gmail.com

 

 

 

LES FANTASTIQUES AVENTURES DE SURCOUF

"LES FANTASTIQUES AVENTURES DE SURCOUF"
mon 1er roman félin

LIEN VERS LE LIVRE : http://livre.fnac.com/a7889954/Christine-Lacroix-Les-fantastiques-aventures-de-Surcouf-le-Chat

Mon mail : surcouf.galaup@gmail.com

 

 

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