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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 08:43

Les amoureux fervents et les savants austères

Aiment également, dans leur mûre saison,

Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,

Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

(Charles Baudelaire "les fleurs du mal")

Surcouf-Août 1999-40

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 08:46

Dieu a inventé le chat pour que l'homme ait un tigre à caresser chez lui.

Toilette de Tigre  Surcouf 3

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:38
PAR CAT CHEMINS de Christine LACROIX

MON DEUXIEME ROMAN FELIN : PAR CAT CHEMINS

Disponible sur commande à cette adresse mail :

christine.lacroix@orange.com

L'histoire d'Attila alias Black, le chat noir qui cherche son maître au mitan de la voie ferrée.

 

Je continue dans ma voie ! Depuis combien de temps ai-je déambulé sur ce chemin de traverse ? Et pourquoi me suis-je évertué à user mes coussinets sur le mâchefer ? J’ai l’impression d’avoir déjà fait deux fois le tour de la ville. Pourtant je m’acharne; en fait je ne suis encore jamais passé deux fois dans un même endroit et mon instinct me dicte de progresser sans me retourner, toujours et encore.

 

Les premiers frimas me cueillent par surprise au réveil; il fait nuit mais la voûte est blanche, une nébulosité brouille ma vue, de la ouate tombe du ciel. Il fait un froid de canard eider, j’aimerais posséder comme lui, un blouson emplumé. Et puis non ! Il n’y a que les singes et les cabots pour accepter de porter un manteau, des bottines et un bonnet ridicule.

Pas besoin d’artifice pour affronter le grésil. Je gonfle mon sous-poil, je ressemble à un bonhomme Michelin africain. Ce sont surtout les pattes qui souffrent, j’évite d’effleurer le métal transformé en patin d’argent, au pire je risque de rester coller à la voie, au mieux j’y laisse les touffes de poil qui ornent mes coussinets. L’herbe rabougrie et blanchie croque sous mes pas. Il gèle à pierre fendre. Les oiseaux ne trillent plus, les rats sont dégoûtés, les araignées sont racornies et les papillons s’emmitouflent dans des chrysalides de soie.

J’enfonce dans le molleton jusqu’aux carpes. La progression devient ardue, la poudreuse virevolte en chutant. Si le ciel continue à déverser le trop plein, je vais bientôt mouiller le péroné. Je transporte quatre glaçons clandestins au bout des pattes, mon poitrail s’orne de stalactites, un bonnet immaculé s’est posé entre mes deux oreilles, j’avais pourtant précisé « pas d’artifice », une bande blanche souligne la crête de mon dos, je ressemble à une route départementale.

Il continue de neiger ! Je focalise mon regard sur un point précis devant moi. Je distingue une masse sombre dans cette ambiance cotonneuse. Une voie unique bifurque sur la gauche et s’éloigne des autres pour se tenir à l’écart. Stoppée net par le butoir, cette ligne s’arrête sur un cul de sac. Une sorte de vieille locomotive jaune sale y stationne, silentblocs bloqués; je me glisse sous le crochet d’attelage, à couvert du blizzard. Je suis au sec mais pas à l’abri.

Le vent impétueux s’enroule autour de la motrice sans pouvoir percer la coque d’acier, il siffle dans les rouages, glisse sur le carénage profilé et les vitres de la cabine de conduite; on se croirait dans une salle de soufflerie automobile. Le blizzard a couché le pantographe sur le toit de la loco, l’empêchant de se frotter à la caténaire. Il entraîne la neige dans un tourbillon. Il ulule comme une vieille chouette.

La rouille a façonné un trou dans le bas de portière de la cabine, l’ouverture mesure treize centimètres de diamètre, l’exacte dimension pour permettre à un chat de huit livres, (je sais, j’ai maigri), d’y pénétrer. J’y pénètre ! Les vitres avant sont recouvertes de neige, il fait noir comme dans un four, tout juste si on me voit encore. Une douce chaleur m’envahit, il doit faire au moins cinq degrés au-dessus de zéro.

Une veste bleue, griffée S.N.C.F., traîne par terre, effilochée, elle lance des remugles d’huile d’engrenage, de sueur mâle et refoule les émanations de dizaines de congénères. Je la malaxe délicatement avec mes pattes, comme je le faisais sur le ventre de ma mère, je tourne trois fois sur moi-même, je me love dans les plis du tissu grossier, comme sur une couverture en mohair.

Mes membres fondent, mon bonnet de père Noël s’égoutte sur mon nez, la ligne médiane de mon dos ne signale plus rien, elle a disparu. Je lèche chaque centimètre carré de mon corps, une dizaine de fois, en commençant par les coussinets. Je ronronne pour moi-même, satisfait de ma trouvaille. Je me donne un dernier coup de langue râpeuse sur le museau et je m’endors complètement asséché.

 

Je suis secoué de tremblements, le froid n’en est pas la cause, je suis en train de me battre contre un pendard imaginaire, un être diaphane que mes coups n’atteignent pas : un bonhomme de neige à la truffe pointue et aux moustaches en fane de carottes. Un spasme plus fort que les autres me réveille en sursaut, une habitude, je cherche l’ennemi des yeux, sans prendre la peine de me lever pour me mettre en position de combat. Mes paupières papillonnent, elles se referment malgré moi, ma tête retombe mollement, je ne lutte pas, j’ai du sommeil en retard.

La lune est peut-être levée, je n’en sais rien, un voile opaque recouvre la voûte céleste. Le ciel ne ouate plus le sol mais la couche neigeuse atteint quinze centimètres. Le sol recouvert de ce manteau d’hermine fausse les impressions : les sonorités sont feutrées, les tonalités adoucies, les perceptions sont émoussées. Je suis la seule touche de couleur dans ce paysage blafard, deux phares couleur jade fluorescent illuminent la nuit. Je vais jeûner ce soir !

La deuxième nuit, je repère des empreintes groupées par quatre qui dessinent un trapèze dans la poudreuse, laissées par un petit animal à quatre doigts longs et griffus, deux longilignes au milieu et deux courts aux extrémités. Trois lunes que je jeûne. Les traces de pattes dans la neige se sont multipliées, ce sont des marques identiques aux deux précédentes nuits. Je prolonge ma veille jusqu’au petit matin. Un sapin de Noël se dresse au-dessus de ma motrice d’un autre temps, des cônes rongés et effilochés au trois quart (il reste un toupet intact au sommet du cône) jonchent le sol au pied de l’épicéa.

Je cherche le coupable dans les environs, puis je lève le museau. Les chats et les hommes ont souvent tendances à négliger ce qui peut venir du dessus, nous regardons devant, derrière, sur les côtés mais rarement vers le haut. Soudain, un mouvement à peine perceptible, une flamme rousse lèche le tronc, le résineux va-t-il prendre feu ? Adieu mélèze, if, cèdre, genévrier ! Au lieu de grimper à l’assaut du conifère, la flammèche descend le long du tronc. Un cône tombe dans un bruit mat. C’est un artiste en herbe qui l’a lâché, il a sculpté une rose des sables dans une pomme de pin.

C’est une drôle de bestiole, avec un air de peluche sympathique. Elle a une robe rousse rehaussée d’un poitrail blanc, des plumeaux sur les oreilles et des yeux comme des amandes. L’écureuil n’a pas le temps de toucher terre, je suis monté à sa rencontre. Il ne frimera plus avec sa queue en panache, j’ai mis son étendard en berne.

J’atterris dans une gerbe de poudre blanche, j’emporte mon butin dans mon nouveau logis, pour le déguster au sec et au chaud. Ce n’est qu’une mise en bouche, il a beau faire quarante cinq centimètres de long, quand on retire la queue de vingt centimètres, il ne reste pas grand-chose à se mettre sous les crocs. J’abandonne le goupillon dans un coin sombre.

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 15:15

LE CHAT ET LE SOLEIL 

 

Le chat ouvrit les yeux

Le soleil y entra.

Le chat ferma les yeux,

Le soleil y resta.

 

Voilà pourquoi, le soir,

Quand le chat se réveille,

J'aperçois dans le noir

Deux morceaux de soleil.

 

Maurice Carême (Arlequin)

 



Baloo03

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 08:52

A MON MAÎTRE...


Ne me prends pas pour esclave,
Car j'ai en moi le goût de la liberté.
Ne cherche pas à deviner mes secrets,
Car j'ai en moi le goût du mystère.
Ne me contrains pas aux caresses,
Car j'ai en moi le goût de la pudeur.
Ne m'humilie pas
Car j'ai en moi le goût de la fierté.
Ne m'abandonne pas,
Car j'ai en moi le goût de la fidélité.
Sache m'aimer et je saurai t'aimer
Car j'ai en moi le goût de l'amitié.


(J'ignore qui a écrit ce très beau poème félin, si vous connaissez l'auteur, laissez-moi un  petit com.

OLBEDA chatière

Mes propres écrits ici et ici

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 08:08

Seulement, comme les animaux ne sont que des ombres, Dieu ne les a point faits éducables dans le sens complet du mot.

Victor HUGO

(Comment ça on est que des ombres !!!)

Ombre du chat 01Ombre feline

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 11:37

ERIN HUNTER N'EXISTE PAS !

Saviez-vous que la saga de la GUERRE DES CLANS était écrit à quatre mains ? Pour tout savoir, cliquez sur le lien.

ICI TOUTE LA VERITE SUR LES AUTEURES DE LA GUERRE DES CLANS

 

chatte rousse souplesse 01

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 10:08

Le chat ne pense pas ; pourtant il a l'air aussi profond que s'il pensait. (Jules Renard)

Tigré antillais 01

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 11:15
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 10:33

Coton 01

Le chat et la lune

 

Le chat s'en allait ça et là,

La lune tournait comme une toupie,

Le plus proche parent de la lune,

Le chat rampant, leva les yeux.

Minnaloushe rampe dans l'herbe

De flaque de lune en flaque de lune,

Et là-haut la lune sacrée

Commence une phase nouvelle.

Minnaloushe a-t-il conscience

Que ses prunelles changent sans cesse,

Qu'elles vont du cercle au croissant,

Pour aller du croissant au cercle ?

Minnaloushe rampe dans l'herbe,

Solitaire, sage, important,

Levant vers la lune changeante

Ses yeux changeants.

 

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Présentation

  • : Le blog de CHAT PITRE
  • : AUTEURE DE ROMANS FELINS EDITEE CHEZ EVIDENCE EDITIONS FRANCE LOISIRS ET CITY EDITIONS
  • Contact

  • CHAT PITRE
  • Passionnée de chats, je les photographie et je les romance.
  • Passionnée de chats, je les photographie et je les romance.

LIENS VERS MES ROMANS FELINS

 

Mon 3ème roman félin TROPIQUE DU CHAT chez évidence éditions

https://www.amazon.fr/dp/B084NYFSRL/ref=dp-kindle-redirect?_encoding=UTF8&btkr=1

 

 

Mon 2ème roman : ATTILA, le curieux chat voyageur chez City éditions

nouvelle version avec une préface de Brigitte Bulard-Cordeau

 

Les fantastiques aventures de Surcouf chez City éditions

 

 

 

 

 

LES FANTASTIQUES AVENTURES DE SURCOUF

"LES FANTASTIQUES AVENTURES DE SURCOUF"
mon 1er roman félin

LIEN VERS LE LIVRE : http://livre.fnac.com/a7889954/Christine-Lacroix-Les-fantastiques-aventures-de-Surcouf-le-Chat

Mon mail : surcouf.galaup@gmail.com

 

 

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